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Visibilité locale

Pages de zone : comment éviter vingt jumelles

La page par ville est la fausse bonne idée la plus répandue du référencement local. Répétée vingt fois avec un nom de commune interchangeable, elle produit vingt pages jumelles dont le moteur n'en retiendra qu'une, choisie au hasard.

Publié le La rédaction de LiveArticle

Une carte routière dépliée sur une table en bois, plusieurs communes entourées au feutre orange, une règle et une boussole de randonnée posées dessus
Une carte routière dépliée sur une table en bois, plusieurs communes entourées au feutre orange, une règle et une boussole de randonnée posées dessus.

Le critère qui autorise une page de zone

Une page de zone se justifie quand il existe quelque chose de particulier à dire sur cette zone. Une implantation, une contrainte d'accès, une réglementation locale, un délai de déplacement, un usage propre au secteur. Si la seule différence entre deux pages est le nom de la commune, il ne fallait qu'une page.

Le test à appliquer avant d'écrire tient en une question : quelqu'un qui habite cette commune apprendrait il quelque chose en lisant cette page plutôt que la page générale. Si la réponse est non, la page n'a pas lieu d'être.

Vingt pages jumelles ne valent pas une seule page complète, elles valent moins qu'elle.

Ce qui rend une page de zone différente

Le contenu propre à une zone existe presque toujours, à condition de le chercher ailleurs que dans un générateur de texte. Les points de repère réels, les axes d'accès, le stationnement, les horaires adaptés au rythme local, les particularités du bâti ou du terrain, les questions posées spécifiquement par les habitants du secteur.

Une photographie prise sur place vaut mieux qu'un plan d'illustration générique. Elle prouve la présence, elle donne un repère, et elle ne peut pas se retrouver à l'identique sur cinquante autres sites.

Combien de pages, raisonnablement

Mieux vaut trois pages de zone travaillées que vingt pages remplies. Le rythme se cale sur la capacité réelle à produire du contenu spécifique : une page par mois est un rythme honnête, et il correspond aux contraintes décrites dans la rubrique contenu et rédaction.

Une page de zone abandonnée à moitié rédigée reste en ligne et abîme l'ensemble. Il vaut donc mieux la publier plus tard que la publier vide.

Les signaux qu'on ne simule pas

Créer un point d'implantation là où l'on n'exerce pas, louer une adresse pour ouvrir une fiche, multiplier les numéros de téléphone locaux : ces pratiques produisent un résultat court et une sanction durable. Elles sont aussi facilement repérables par les concurrents du secteur, qui les signalent.

La seule voie durable consiste à décrire ce qui existe. Une activité qui se déplace le dit et le prouve, avec sa zone desservie déclarée dans sa visibilité locale.

Relier les pages de zone au reste du site

Une page de zone isolée reçoit peu d'attention. Reliée depuis la page générale du service, depuis un article qui traite une question du secteur et depuis les autres pages de zone voisines, elle entre dans la circulation interne du site.

La règle est la même que partout ailleurs : une ancre courte et descriptive, posée dans une phrase, comme l'explique notre article sur le maillage interne.

Mesurer par requête, pas par page

Une page de zone se juge sur les requêtes qui l'atteignent, pas sur son nombre de visites brut. Une page qui reçoit quinze visites par mois depuis des requêtes qui contiennent le nom de la commune et le nom du service fait exactement son travail.

La lecture se fait dans les rapports de performance, filtre par filtre, comme décrit dans la rubrique outils et technique. Ce sont les seules données qui permettent de savoir si la page sert, ou si elle a été écrite pour rien.

Écrit par la rédaction de Live · Rubrique Visibilité locale · Une erreur, une précision ? Écrire à la rédaction.

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