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Référencement naturel

Maillage interne d'un site vitrine : la méthode simple

Le maillage interne est le seul levier de référencement qu'on contrôle entièrement. Il ne dépend d'aucun tiers, il ne coûte rien, et sur un site de vingt pages il se construit en une après-midi. Encore faut-il le penser comme un service au lecteur.

Publié le La rédaction de LiveArticle

Un mur de liège couvert de fiches cartonnées reliées entre elles par de la ficelle rouge tendue entre des punaises, dans un bureau éclairé par une lampe articulée
Un mur de liège couvert de fiches cartonnées reliées entre elles par de la ficelle rouge tendue entre des punaises, dans un bureau éclairé par une lampe articulée.

Un lien interne est une phrase, pas une liste

La forme la plus répandue du lien interne est aussi la moins efficace : un bloc en bas de page intitulé « à lire également », suivi de trois titres empilés. Le lecteur l'ignore, et le moteur n'en tire presque rien parce que rien ne dit pourquoi ces pages se répondent.

Un lien utile vit dans une phrase. Il arrive au moment où la question qu'il traite se pose, et son ancre annonce ce qu'on va trouver. Comparez : « cliquez ici » ne désigne rien, tandis qu'une ancre de trois ou quatre mots qui reprend le sujet de la page visée informe à la fois le lecteur et le moteur.

Une conséquence pratique : on n'enveloppe jamais une carte entière dans un lien. Le titre plus le résumé plus la date font parfois cent vingt caractères d'ancre, qui ne désignent plus rien du tout. Le lien se pose sur les deux à six mots du titre.

Choisir les pages pivots avant de tracer les liens

Sur un petit site, deux ou trois pages doivent concentrer les liens : celles qui traitent le sujet central de l'activité. Ce sont les pages pivots. Tout le reste du site travaille pour elles, et elles renvoient à leur tour vers les pages plus précises.

Le choix se fait à froid, avant d'écrire un seul lien. On liste les pages, on note en face de chacune la question à laquelle elle répond, et on repère celles qui répondent à la question la plus large. Ce sont elles qui recevront le plus de liens depuis les articles.

Cette hiérarchie recoupe celle de l'création de site. Quand les deux divergent, c'est en général l'arborescence qui a tort : elle a été dessinée selon l'organigramme de la structure, pas selon les questions des visiteurs.

Une page qu'aucune autre page ne cite n'existe pas vraiment, même si elle figure au plan de site.

Trois clics, pas davantage

La profondeur de clic mesure le nombre de liens à suivre depuis l'accueil pour atteindre une page. Au delà de trois, une page devient difficile à découvrir, aussi bien pour un moteur qui explore que pour un visiteur qui cherche.

Le calcul se fait à la main sur un site de vingt pages : on part de l'accueil, on note les pages atteintes au premier clic, puis au deuxième. Ce qui reste après le troisième tour est trop loin. Le correctif consiste rarement à ajouter un menu, souvent à citer ces pages depuis un article existant.

Repérer les pages orphelines

Une page orpheline ne reçoit aucun lien interne. Elle apparaît dans le plan de site XML, elle est parfois indexée, et elle stagne. Les causes sont toujours les mêmes : une page créée pour une occasion précise, un article publié puis oublié, une page de service ajoutée après la refonte.

Le repérage est mécanique : on liste les adresses du plan de site, on liste les adresses citées dans le corps des pages, et on compare les deux ensembles. Ce qui figure dans le premier et pas dans le second est orphelin. Ce contrôle fait partie de tout référencement naturel sérieux.

Écrire les liens au moment de la rédaction

Ajouter des liens après coup, sur un lot de trente pages, est un travail ingrat qui produit des ancres artificielles. Les poser pendant la rédaction coûte trente secondes par page et donne un résultat naturel, parce que le lien répond à une question réellement posée par le texte.

La règle interne que nous appliquons dans nos propres articles est simple : trois à six pages citées par article, jamais deux fois la même dans le même texte, et une ancre qui pourrait servir de titre à la page visée. Le rythme de production est abordé dans la rubrique contenu et rédaction.

Ce que le maillage ne peut pas réparer

Un bon maillage ne sauve pas une page qui ne répond à aucune question. Il répartit l'attention, il ne la crée pas. Sur un site dont les pages se ressemblent toutes, relier les doublons entre eux ne fait que rendre le doublon plus visible.

De la même façon, un maillage dense ne remplace pas la différenciation des pages de zone quand le site vise plusieurs secteurs géographiques. La structure aide, le contenu décide.

Écrit par la rédaction de Live · Rubrique Référencement naturel · Une erreur, une précision ? Écrire à la rédaction.

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