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Le plan d'un article web qui tient debout

Un article difficile à écrire est presque toujours un article mal cadré. Le plan n'est pas une formalité scolaire : c'est l'outil qui permet de savoir, avant la première phrase, ce que le texte promet et où il s'arrête.

Publié le La rédaction de LiveArticle

Une feuille de brouillon couverte d'un plan en trois niveaux écrit au stylo bille, avec des ratures et des accolades, posée sur un clavier mécanique gris
Une feuille de brouillon couverte d'un plan en trois niveaux écrit au stylo bille, avec des ratures et des accolades, posée sur un clavier mécanique gris.

Une question, un article

Le premier geste consiste à écrire la question de l'article sous forme de phrase interrogative, telle qu'un lecteur la poserait. Si cette phrase contient un « et » qui relie deux sujets différents, il y a deux articles, pas un.

Cette discipline évite le texte fourre tout qui traite tout un domaine en survolant chaque point. Elle produit des articles plus courts, plus faciles à relire, et beaucoup plus faciles à relier entre eux.

La réponse avant le développement

Sur le web, la structure inversée fonctionne mieux que la progression scolaire. On donne la réponse dans le chapô, on la développe ensuite, et on garde la nuance pour la fin. Le lecteur pressé repart satisfait, le lecteur curieux continue.

Cette organisation ne prive personne de rien. Elle change simplement l'ordre : ce qui est le plus utile est en haut, ce qui est le plus fin est en bas.

Des intertitres qui informent seuls

On doit pouvoir comprendre l'article en lisant uniquement ses intertitres. Un intertitre qui annonce « Notre méthode » ou « Un peu de contexte » ne dit rien ; un intertitre qui annonce le constat de la section fait gagner du temps à tout le monde.

Le test est facile : on copie les intertitres à la suite, sans le reste. Si l'enchaînement se lit comme un résumé, le plan est bon. S'il ressemble à une table des matières administrative, il faut le réécrire.

Les exemples situés valent mieux que les principes

Un principe général se lit sans effort et s'oublie aussitôt. Un exemple précis, situé dans un contexte reconnaissable, s'imprime. Sur un sujet technique, deux exemples valent mieux que trois paragraphes d'explication abstraite.

L'exemple doit rester vérifiable et honnête. On décrit un mécanisme, un geste, une conséquence observée, jamais un résultat chiffré qu'on ne pourrait pas montrer. Notre politique éditoriale détaille cette limite.

Prévoir la sortie

Un article se termine mal quand il se termine sur une conclusion qui répète l'introduction. La bonne fin donne au lecteur son geste suivant : une page à consulter, une vérification à faire, une décision à prendre.

C'est aussi l'endroit où le lien interne est le plus naturel. Un article sur la rédaction se termine bien en renvoyant vers l'création de site ou vers un référencement naturel, parce que ce sont les gestes qui suivent réellement.

Relire à froid, une fois

La relecture immédiate ne voit rien : on relit ce qu'on voulait écrire. Une relecture le lendemain, ou même deux heures plus tard, repère les répétitions, les phrases qui ne veulent rien dire et les transitions manquantes.

Une seule relecture à froid suffit dans la plupart des cas. Au delà, on ne corrige plus l'article, on le réécrit, et le texte perd souvent en franchise ce qu'il gagne en lissage.

Écrit par la rédaction de Live · Rubrique Contenu et rédaction · Une erreur, une précision ? Écrire à la rédaction.

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